Il y a des moments où le contexte change complètement notre manière de recevoir un contenu.
Un film de Noël regardé avec ses enfants, des souvenirs d’enfance qui remontent, une ambiance de neige, de soirées raclette, de fous rires partagés...
Et puis, au milieu de tout ça, une vidéo.
Un montage absurde, imparfait, complètement déjanté.
Et pourtant, pile au bon moment.
Une vidéo absurde, assumée comme telle
Le concept est simple, presque idiot.
Un mashup de personnages cultes du cinéma et de la pop culture :
– Harry Potter, Ron et Hermione
– Deadpool
– Kevin McCallister
– John Wick
– Dominic Toretto
Le tout mélangé sans logique apparente, avec une surprise finale qui pousse l’absurde encore plus loin.
Ce n’est pas propre.
Ce n’est pas fluide.
Ce n’est pas “parfait”.
Et c’est précisément pour ça que ça fonctionne.
Une réception violente, mais prévisible
Comme souvent avec les créations IA visibles sur les réseaux, les réactions sont tranchées.
Dans les commentaires, on lit :
– “nul”
– “de la m****”
– “f*** l’IA”
Rien de nouveau.
L’IA cristallise des rejets immédiats, parfois avant même qu’on parle du contenu lui-même.
On a évidemment le droit de ne pas aimer.
Le vrai déclencheur : l’imaginaire
Ce qui fait la différence ici, ce n’est ni la technique, ni la prouesse.
C’est l’imaginaire.
Ce genre de délire, beaucoup l’ont imaginé enfants :
– mélanger des univers qui n’ont rien à voir
– faire se croiser des héros impossibles à réunir
– créer des scènes absurdes juste pour le plaisir
Pendant longtemps, ces idées restaient dans la tête.
Ou, au mieux, sur des dessins maladroits.
Aujourd’hui, elles peuvent exister.
Seul.
Avec un ordinateur.
Et ce basculement est loin d’être anodin.
L’IA comme terrain de jeu créatif
Cette vidéo n’est pas une démonstration technologique.
C’est une démonstration de liberté créative.
L’IA permet ici :
– de produire sans équipe
– sans studio
– sans budget lourd
– sans autorisation
Elle ne remplace pas le talent.
Elle enlève des barrières.
Et c’est souvent là que les choses deviennent intéressantes.
L’imperfection comme langage
Beaucoup reprochent à l’IA son manque de finition.
Ses défauts.
Ses incohérences.
Mais dans ce cas précis, l’imperfection fait partie du langage.
Le montage est bancal.
Les transitions sont parfois étranges.
Le rendu n’est pas lisse.
Et alors ?
Cette rugosité rappelle les bricolages créatifs d’autrefois.
Les montages amateurs.
Les idées faites pour rire, pas pour performer.
Tout ne doit pas être “brand safe”.
Ce que cette vidéo raconte vraiment
Au fond, cette création dit quelque chose de très simple.
L’IA ne sert pas seulement à :
– produire plus vite
– réduire les coûts
– automatiser
Elle permet aussi de :
– matérialiser des idées absurdes
– donner vie à des fantasmes créatifs
– explorer sans enjeu commercial
Et parfois, c’est largement suffisant.
Une autre manière de juger la création IA
Toutes les vidéos IA ne sont pas faites pour convaincre.
Certaines sont juste là pour faire sourire.
Les juger avec les critères d’un film publicitaire ou d’une production cinéma est souvent une erreur de lecture.
Ici, la vraie question n’est pas :
est-ce que c’est parfait ?
Mais plutôt :
est-ce que ça provoque quelque chose ?
Dans ce cas précis, la réponse est oui.
Conclusion
Cette vidéo ne plaira pas à tout le monde.
Et c’est très bien comme ça.
Elle est imparfaite.
Absurdement gratuite.
Parfois ridicule.
Mais elle touche à quelque chose d’essentiel :
la joie de créer, sans contrainte, sans objectif, sans justification.
Et à une époque où beaucoup reprochent à l’IA de standardiser la créativité, ce genre de délire rappelle une chose simple :
l’IA peut aussi être un terrain de jeu.






