Hier, pendant ma pause dej, je lance une vidéo de Cyprien.
Titre : “Si ChatGPT était un employé”.
Je pensais regarder un truc sympa.
J’ai pris une claque.
C’est la première fois que je regarde une de ses vidéos.
Oui, il a 14 millions d’abonnés.
Oui, je sais, j’ai du retard.
Mais clairement, je ne m’attendais pas à ça.
Extrait :
Une vidéo drôle. Exagérée. Mais terriblement juste.
Le format est efficace.
C’est drôle.
C’est caricatural.
C’est volontairement excessif.
Et pourtant, ça touche juste.
Très juste.
On se reconnaît rapidement.
Agence. Annonceurs. Dirigeants. Créatifs. Musiciens. Acteurs.
Et même au-delà.
Parce que le sujet dépasse largement la création ou la tech.
L’IA comme employé parfait
Dans la vidéo, l’IA est présentée comme l’employé idéal :
– rapide
– disponible
– jamais fatigué
– jamais en retard
– jamais en grève
– jamais en doute
Et surtout, capable, petit à petit, de faire le travail de tout le monde.
Pas d’un coup.
Pas violemment.
Progressivement.
Ce que la vidéo montre vraiment
Le film ne se contente pas de dire :
“Attention, l’IA va remplacer les humains.”
Ce serait trop simple.
Et trop facile.
Il montre quelque chose de beaucoup plus inconfortable.
Le vrai glissement
Ce qui est montré, c’est un mécanisme qu’on connaît tous :
– on délègue un peu pour gagner du temps
– puis un peu plus pour réduire les coûts
– puis encore un peu pour être plus performant
Et à force de petites décisions rationnelles,
on ne sait plus très bien où placer la limite.
Il n’y a pas de moment précis où tout bascule.
Juste une accumulation.
Une critique du système, pas de la technologie
Ce qui rend la vidéo particulièrement intelligente,
c’est qu’elle ne diabolise pas l’IA.
Elle ne dit pas :
“l’IA est le problème”.
Elle montre plutôt que :
– ce sont nos arbitrages qui comptent
– nos critères de performance
– nos réflexes économiques
– notre obsession de l’optimisation
L’IA n’est qu’un révélateur.
Une fin qui dérange
La dernière scène est particulièrement forte.
Elle ne choque pas par la violence.
Elle choque par sa logique.
Elle pousse simplement le raisonnement jusqu’au bout.
Et une fois qu’on y est, difficile de détourner le regard.
Je n’en dis pas plus pour ne pas spoiler.
Mais elle reste en tête.
Pourquoi cette vidéo est importante
Parce qu’elle pose une vraie question, sans morale facile.
Pas :
“faut-il utiliser l’IA ou non ?”
Mais :
jusqu’où est-on prêt à déléguer ?
Et surtout :
qu’est-ce qu’on accepte de perdre au passage ?
Conclusion
Cette vidéo n’est pas un manifeste anti-IA.
Ce n’est pas non plus un plaidoyer technophile.
C’est un miroir.
Un miroir parfois drôle.
Parfois gênant.
Souvent inconfortable.
Et c’est précisément pour ça qu’elle fonctionne.
Si vous avez 15 minutes, prenez le temps de regarder la version complète ici.
Elle mérite mieux qu’un visionnage distrait entre deux mails.
(vous pouvez commencer à 1 min pour zapper le sponsoring.)





